TLMEP: Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge n'a pas apprécié se faire traiter de traître

Une entrevue éprouvante pour le ministre

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge était de passage sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche soir sur les ondes d'ICI Radio-Canada Télé, pour défendre certaines des décisions prises par son gouvernement au cours des dernières semaines, comme l'adoption sous bâillon de la Loi 40 sur la gouvernance scolaire. 

Le professeur de carrière a connu des semaines mouvementées, récemment, et il a dû répondre à certaines questions assez difficiles de la part de Guy A. Lepage. Notamment, l'animateur lui a montré des extraits où des enseignants le critiquent sévèrement en le traitant de traître et en affirmant qu'il n'est plus le bienvenu dans leur école.

Le ministre a tenu à défendre son projet de loi et à envoyer un message aux enseignants, à travers la province.

« Ce n'est pas le fun se faire dire ça, et ce moment-là ça a été dur parce qu'il y avait des attaques personnelles, là-dedans. De se faire traiter de traître par un enseignant alors que je suis en sans-solde et que mon poste de prof dans une école publique québécoise est réservé... Il y a de l'enflure verbale là-dedans et je vais la dénoncer haut et fort parce que il y a des profs dans le réseau qui sont à bout de souffle, qui sont vraiment épuisés. Et je les comprends, j'ai enseigné dans le réseau public, j'en ai eu des années difficiles. Je sais ce que c'est, j'ai plein d'amis enseignants et j'ai vu des amis tomber au combat.

Mais depuis le début du mandat, qu'est-ce qu'on a fait en réalité? On a ajouté plus de 600 professionnels dans les écoles pour aider les élèves en difficulté et pour aider les enseignants. On a réinvesti pour rénover les écoles pour avoir des lieux qui soient sains, arrêter d'avoir du plomb dans l'eau et des champignons dans l'air. On a investi dans le réseau public comme il n'y avait pas eu depuis très longtemps. De se faire dire ça, je me dis qu'il y a de la désinformation qui se passe. 

J'entends que la Loi 40 c'est une terrible opération de centralisation. Je m'excuse, mais c'est faux! Les décisions qui se prenaient pas le conseil des commissaires, vont maintenant se prendre souvent par les équipes écoles. Les enseignants ont plus de pouvoir que jamais. Il y a des enseignants qui sont vulnérables en ce moment, qui sont à bout de souffle, qui entendent ça et qui se disent que leurs conditions vont se détériorer et que c'est terrible. Ce n'est pas vrai. Les conditions de travail vont s'améliorer. »

Quand Guy A. Lepage a rappelé au ministre que les offres du gouvernement aux syndicats d'enseignants ont été jugées insultantes puisqu'elles ne suivaient même pas l'inflation et que les professeurs au Québec sont les moins bien payés au Canada, le ministre a reconnu une erreur dans leur stratégie de négociation.

« C'est comme une habitude de commencer comme ça avec des offres loin de où on va terminer du côté du gouvernement et des demandes très élevées du côté des syndicats. Et on va se retrouver à quelque part au milieu. Ce n'était peut-être pas une bonne idée cette fois-ci, considérant la détresse qu'il y a chez plusieurs enseignants. »

Et le ministre a tenu à envoyer un message clair à tous les enseignants qui sont à bout de souffle:

« Je leur dis tenez bon. Ça va mieux cette année que l'an passé, dans le réseau. Ça va aller mieux l'an prochain que cette année. Les conditions de travail des enseignants en ce moment ne sont pas créées par le gouvernement de la CAQ depuis octobre 2018. Depuis qu'on est là, on a mis de l'argent pour rénover les écoles, on a mis de l'argent pour embaucher des professionnels, on a pris plein de mesures pour attirer des talents dans l'éducation. En septembre dernier pour la première fois, le nombre d'inscription dans les facultés d'éducation a augmenté de 15% parce qu'on a un gouvernement qui investit en éducation, parce qu'on a un premier ministre qui fait de l'éducation une priorité. Donc je sais que c'est un moment difficile. Mais je vous dis que l'an prochain va être mieux que cette année et que l'année d'après va être mieux que l'an prochain. Donc tenez bon. Parce que vous faites le p^lus beau métier du monde et parce qu'on croit en vous autres. »

Guy A. Lepage a alors affirmé que les enseignants étaient sous-payés pour ce qu'ils font et qu'ils sont méprisés lorsqu'ils demandent d'être payés à leur juste valeur. Une affirmation avec laquelle le ministre n'est pas tout à fait d'accord.

« Ça a été vrai longtemps. Mais on est dûs pour un changement de ton. Le ministre du Trésor Christian Dubé a dit qu'on allait négocier avec le secteur public, on va respecter la capacité de payer des Québécois, mais on a deux groupes qui vont voir leurs conditions augmenter plus que les autres. Ça ne sera pas du mur à mur, mais ça va être les préposés aux bénéficiaires qui s'occupent de nos personnes vulnérables, et les enseignants. C'est une priorité, ça passe avant le reste, et on va le voir au cours des prochains mois. »

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Source: Tout le monde en parle · Crédit Photo: Tout le monde en parle