Sophie Durocher n'en peut plus de la vague de dénonciations et elle publie un texte qui devient viral

Un texte qui suscite beaucoup de réactions

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles

Comme de très nombreux Québécois, Sophie Durocher a beaucoup de difficulté à comprendre la vague de dénonciations sans précédent qui déferle sur le Québec depuis maintenant plus d'une semaine. L'animatrice et chroniqueuse a d'ailleurs publié un texte coup de poing, mercredi matin sur le site du Journal de Montréal, dans laquelle elle caricature ce que le milieu culturel est en train de devenir, à force de voir autant d'artistes être dénoncés et se retirer en raisons d'inconduites sexuelles.

Dans son texte intitulé La gomme à effacer, Sophie Durocher écrit: « Je me suis réveillée un matin, et quand j’ai allumé la radio, il n’y avait que des chansons de Passe-Partout qui jouaient en boucle.

Ha !, ça, c’est de la bonne musique, avec des bonnes valeurs, des chansons sans controverse.

Heureusement que les dirigeants de la radio ont fait disparaître les chansons de Michael Jackson, d’Éric Lapointe, de Bernard Adamus, d’Alaclair Ensemble, de Patrick Bruel, d’Alex Nevsky, de Kevin Parent, de Simple Plan. »

Elle fait bien sûr référence à tous les artistes québécois qui ont été dénoncés au cours des derniers jours et qui ont présenté des excuses pour des gestes répréhensibles, après avoir été dénoncés sur les médias sociaux.

Il est vrai que les dénonciations des derniers jours soulèvent énormément de questions, dont celle de comment agir envers l'oeuvre des artistes qui ont avoué avoir commis des gestes répréhensibles. Est-ce que les radios populaires devraient arrêter de faire jouer les chansons de Kevin Parent, d'Alex Nevsky ou de Bernard Adamus, au moins pour un temps?

C'est bien sûr une décision délicate et on se doit de faire la part des choses entre l'artiste et l'être humain. Mais on avoue que ça pourrait envoyer un beau signe à toutes les victimes qui osent dénoncer des crimes depuis quelques jours que les choses sont en train de changer, que la société les croit et qu'il y a des conséquences lorsqu'on dépasse les bornes.

Bien sûr, si un artiste se fait dénoncer de façon anonyme et qu'il nie les faits, c'est une chose. Mais à partir du moment où quelqu'un reconnait avoir commis les gestes qui lui sont reprochés, le contexte change drastiquement même s'il n'y a pas eu de plainte officielle à la police ou d'accusation formellement déposée.

Bref, c'est toute la société québécoise qui se retrouve devant des dilemmes très importants. Espérons qu'on en sortira tous grandis.

Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Facebook Sophie Durocher