Serge Postigo raconte le décès de sa fille

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Serge Postigo était invité sur le plateau de Deux filles le matin pour une émission intitulée Accepter l'inacceptable

Une épisode franchement difficile à écouter, mais ô combien inspirant. On y parlait de sujets lourds et bouleversants, notamment de suicide, de maladie mentale, d'agression sexuelle, et d'amputation. La résilience des personnes autour de la table avait de quoi toucher droit au coeur. 

Le comédien et metteur en scène, Serge Postigo, s'est quant à lui livrer sur la plus grande épreuve de sa vie, à ce jour: La mort prématurée de sa fille Lily Rose, en 2011. Il raconte les circonstances de cette terrible épreuve: 

« J’arrive à l’hôpital, j’ouvre la porte de l’ascenseur au niveau de la maternité, et dès que je sors, j’ai un ami qui est là et qui tire une gueule que je n’ai jamais revue depuis. […] Il y a une infirmière de garde qui pleure et qui me tend son oreillette en me disant « le docteur veut vous parler ». Et au moment où je mets l’oreillette, il me dit « Serge, il y a une catastrophe ». Puis il y a une civière qui passe avec ma fille comme ça, en train de se faire masser. Ce qui est arrivé c’est que quand Karine est arrivée à l’hôpital, ils ont tout de suite cherché le cœur du bébé, naturellement. Et il y avait un battement au quatre ou cinq secondes à peu près. Et ma fille, au bout de 24 heures, était en mort cérébrale, le cœur était revenu. Alors on a décidé de débrancher Lily Rose, qui est décédée dans nos bras. »

Ça n'a pas été facile de vivre ce deuil pour lui et sa conjointe Karine:

«Le deuil périnatal, pour les hommes et les femmes [...] On réagit de façon très différente. On a été assez typique Karine et moi là-dessus. Souvent, la femme va plonger dans ce deuil-là, va s'arrêter, va le vivre, va y faire face, va le pleurer, va le refuser. L'homme, de façon générale, moi je suis un spécimen bien standard, bien commun, c'est la fuite par en avant. C'est le travail, c'est l'action. C'est l'équilibre du cycliste, la vitesse me tient debout. Si tu me ralentis, je commence à vaciller. Mais quand je rentrer à la maison, et que ta conjointe est là, qu'elle est stationnaire dans ce deuil-là, qu'est-ce qui arrive? T'as tendance à faire "lâche-moi, faut que j'pédale" et c'est 80% des couples qui se séparent après un deuil comme ça.»

Karine et Serge ont deux autres enfants ensemble, Valentin et Scarlett. Avec Marina Orsini, il a un grand garçon qui s'appelle Thomas.

Photo: Martial Genest

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Source: Deux filles le matin · Crédit Photo: Deux filles le matin