On en sait plus sur ce qui attend Éric Salvail

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Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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On se rappelle tous du mois d'octobre dernier quand, en moins de 24 heures, Éric Salvail et Gilbert Rozon se sont tour à tour retrouvés au coeur d'un scandale de nature sexuelle. La Presse a d'abord sorti un dossier détaillé contenant plusieurs allégations d'inconduite sexuelle reprochées à Salvail, qui était au sommet de sa gloire et considéré comme le King de V. Le lendemain, c'est Le Devoir et le 98,5 FM qui ont uni leurs efforts pour recueillir les témoignages de neuf femmes qui affirmaient avoir été agressées ou harcelées sexuellement par Rozon, véritable magnat du monde de l'humour au Québec.

C'était le début du tsunami #MoiAussi qui a déferlé sur le Québec en faisant tomber d'autres gros noms du show business québécois tout en créant un véritable phénomène social. 

Mais si on a énormément parlé de toutes les allégations qui ont été faites dans les médias ou sur le Web, il est important de rappeler qu'aucune accusation criminelle n'a été déposée à ce jour, ni contre Salvail, ni contre Rozon. Mais ça ne veut pas dire que les enquêtes sont au point mort. Au contraire.

Radio-Canada rapportait, mardi, que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a terminé ses enquêtes dans les deux cas hyper médiatisés qui nous intéressent. Une trentaine de plaintes ont été déposées contre Gilbert Rozon au SPVM, selon les informations de Radio-Canada, tandis qu'une douzaine ont été déposées contre Éric Salvail.

Reste maintenant à voir si la preuve amassée est assez solide et si les plaintes se transformeront en accusations formelles. C'est le Directeur des poursuites criminelles et pénales qui prendra cette décision. 

Or, il s'agit de dossiers assez complexes et plusieurs sources interrogées par Radio-Canada se posent la question à savoir si des accusations seront portées. Dans le dossier de Gilbert Rozon, certains éléments incriminants se seraient déroulés à Paris et le SPVM n'a pas les compétences pour ce qui s'est déroulé en France. Et comme la plupart des événements allégués se seraient produits il y a des nombreuses années, la preuve est très difficile à monter.

Sans matériel biologique, analyses sanguines ou trousse médico-légale, il n'est pas évident de convaincre un jury hors de tout doute raisonnable. Et pour qu'un procureur dépose des accusations, il doit être moralement convaincu qu'il obtiendra une condamnation.

Dans le cas d'Éric Salvail, Radio-Canada rapporte que certains dossiers intéressent le DPCP et que des accusations pourraient être déposées. Mais encore une fois, c'est le DPCP qui prendra cette décision.

Salvail bientôt de retour?

Rappelons que nous vous rapportions, il y a quelques semaines, qu'Éric Salvail préparait tranquillement son retour à la télévision québécoise. 

Le magazine Allo Vedettes, publiait récemment un article très intrigant qui nous laisse croire qu'Éric Salvail pourrait être de retour très prochainement.

Voici un extrait du texte publié dans le magazine Allo Vedettes intitulé Fini l'exil? Eric Salvail: Un retour est possible.

«En plus d'avoir perdu son émission de radio Éric et les Fantastiques et sa quotidienne En mode Salvail à V Télé à la suite du scandale, l'animateur a mis sa compagnie de production Salvail & Co en vente. C'est l'entreprise de production et de distribution Media Ranch, dirigée par la présidente Sophie Ferron ainsi que par Vivianne Morin, directrice-générale de Salvail & Co, qui en ont fait l'acquisition. Le Québécois a également mis sa propriété de L'Île-des-Soeurs sur le marché. Après une baisse de prix, elle viendrait tout juste de se vendre. Le montant n'a toutefois pas été dévoilé.

Depuis, celui qu'on surnommait le King de V se serait exilé à Fort Lauderdale. Or, les rumeurs veulent que le natif de Sorel soit de retour dans la grande métropole et qu'il se soit acheté une nouvelle propriété. Plusieurs personnes issues de l'industrie affirmeraient qu'il reviendra à la télé prochainement, principalement comme producteur. Si Éric Salvail souhaite réellement réintégrer l'univers télévisuel, il se peut qu'il choisisse d'abord de faire une grande entrevue télévisée. Cela lui permettrait de faire le point sur les événements. Si tel est le cas, on pourrait le voir à une émission où les confidences sont de mises comme Conversation secrète, animée par Paul Arcand.»

Alors voilà. Avec tout ce qui s'est passé au cours des derniers mois, on pense vraiment que le public serait prêt à pardonner à Éric Salvail et à lui donner une deuxième chance. La question est maintenant de savoir si un télédiffuseur acceptera de s'associer à lui malgré le scandale de nature sexuelle dans lequel il a été pris. Mais dans un monde où les cotes d'écoute font foi de tout, parions que celui qui était surnommé le King de V, il n'y a pas si longtemps, trouvera chaussure à son pied. Parce qu'une chose est sûre: il n'est pas parfait, mais il sait faire de la maudite bonne télévision!

Voici la lettre qu'il avait publiée sur sa page Facebook, en octobre dernier

«Hier j’ai annoncé que je prenais une pause professionnelle de quelques jours. J’étais sous le choc et je ne prenais pas la pleine mesure de la situation. La pleine mesure de mes comportements problématiques. La pleine mesure du tort que j’ai pu causer à des personnes. Et la pleine mesure du nombre de personnes impactées par mes comportements. La situation ne commande pas qu’une pause de quelques jours.

J’ai lu et relu les reportages publiés et le choc a été sans appel avec une perspective extérieure, comme si je lisais sur des personnes que je ne connaissais pas : les comportements rapportés étaient inappropriés et irrespectueux. Pas de place à la nuance, ni au contexte. Or, c’était de moi qu’il était question.

Le constat est brutal : pendant de nombreuses années, dans de nombreuses situations et auprès de plusieurs personnes – bien au-delà de celles qui sont sorties publiquement – mes agissement ont causé du tort.

Certes, je suis exubérant, intense, parfois cru, mon humour généralement consensuel repose souvent sur des malaises, etc. Ce ne sont toutefois pas des justifications valables. Ce qui m’est paru drôle et divertissant comme malaises pendant des années, sans offense ou anodin ne l’était pas pour plusieurs personnes qui le recevaient. Ne l’était pas du tout. Ce qui était pour moi cru ou grivois en privé était vulgaire et blessant pour eux. J’ai toujours avancé à vitesse « grand V » dans la vie, sans jamais me poser de questions à ce sujet. Je reconnais sans réserve que c’était une erreur. Une erreur grave de conséquences pour toutes les personnes que j’ai indisposées. Et grave aussi pour celles qui en subissent les contrecoups aujourd’hui.

J’ai eu l’immense privilège de monter assez haut dans le « showbusiness » québécois. C’est clair, plus on tombe de haut, plus lourdes sont les conséquences. Je tombe de haut. À l’évidence, je suis l’unique responsable de ce qui se passe.

Quand on tombe de haut, il en résulte des traces avec lesquelles il faut composer quand on veut se relever. Dans la présente situation, personne n’a contribué à ma chute. J’en suis l’unique responsable, je le répète. Et quand on se relève d’une chute, il faut d’abord se remettre à marcher avant de se remettre à courir. Pour moi, la course, ça a toujours été de pratiquer ce métier qui repose d’abord sur la confiance et l’affection du public. Je suis aujourd’hui désolé d’avoir lourdement affecté la confiance et l’affection du public.

Aujourd’hui, devant pareils constats, je ne sais donc pas si je vais pouvoir me remettre à courir un jour. Il est néanmoins assuré que je ne pourrai plus courir comme je l’ai fait pendant tant d’années en pensant que mes comportements n’étaient qu’anodins, désinvoltes ou même drôles à partir des malaises qu’ils suscitaient.

Mes actions prioritaires sont tournées vers les nombreuses personnes qui ont subi mes comportements déplacés. Je vous ai offensés. Je vous ai dérangés. Je vous ai blessés. Je le reconnais. Avec humilité et désolation. Je m’en excuse. Sincèrement.

À tous mes amis et collaborateurs du milieu artistique : je vous demande pardon de vous décevoir ainsi. À mon humble avis, personne parmi vous n’est complice de mes agissements.

D’autre part, les émissions que ma boite produit sont portées par une quarantaine de professionnels et des centaines d’artistes, artisans et techniciens qui n’ont rien fait pour que leur emploi soit aujourd’hui en danger. La vaste majorité de ces productions n’ont rien à voir avec moi.

Je me retire donc des activités de Salvail & Co, en déléguant toutes les responsabilités et pouvoirs à mon équipe en qui j’ai pleinement confiance. Sur le plan strictement humain, je souhaite de tout cœur qu’elle puisse continuer à travailler et qu’elle n’ait pas à payer le prix de mes comportements.

À ce stade-ci, je suis d’avis que tout ce que je fais ne doit pas être du ressort du changement superficiel parce que les gens ne sont pas dupes. La situation requiert que j’agisse sur le fond mais que je tente néanmoins de sécuriser les emplois de ceux qui n’y sont pour rien...

Dans le cadre de mon retrait de la gestion de la compagnie, une chose additionnelle a été convenue : mettre en place une politique robuste pour assurer que toutes les activités de Salvail & Co soient exemptes de tout comportement qui serait déplacé.

Maintenant le public, les organisations et les entreprises qui m’ont fait confiance. Je n’ai pas été à la hauteur. Je vous ai profondément déçus. Je comprends toutes les décisions prises et les émotions exprimées depuis hier. Je les respecte. Je vous manifeste quand même ma désolation de vous avoir indisposé, par association.

Quant à moi... J’ai du travail à faire. Pour vrai. Peu importe quand, comment et dans quelles circonstances j’ai souvent agi de manière inappropriée, j’ai la responsabilité de ces comportements déplacés. Un peu comme un alcoolique peut consulter pour ne plus avoir de consommation déviante et pour comprendre celle-ci autant que ses conséquences, c’est ce que je dois faire pour mes propres comportements avec des spécialistes en la matière. Comme des alcooliques peuvent se redéployer dans la sobriété, c’est clairement le défi qui m’attend.

Pour des semaines... des mois... je ne le sais pas encore... je suspens ma carrière pour, d’abord, me concentrer à sécuriser les emplois de toutes ces personnes et ensuite m’investir avec sincérité dans une démarche rigoureuse.

Ma vie a toujours été ma carrière. Ma carrière a toujours été ma vie. Ce n’est plus le cas. Je n’en suis pas victime. J’en suis la cause.

Au revoir.»

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Source: Radio-Canada
Crédit Photo: Facebook