Nouvelle information cruciale concernant la mère de la petite Rosalie Gagnon

Toujours aucune accusation pour meurtre n'a été déposée

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Voilà maintenant une semaine que le corps de la petite Rosalie Gagnon a été retrouvé sans vie dans une poubelle du quartier Charlesbourg, à Québec. La mère de la petite, Audrey Gagnon, a été arrêtée et selon les autorités, elle représente l'unique suspecte dans cette tragique histoire. Mais aucune accusation de meurtre n'a été déposée pour l'instant.

On apprend, mercredi, que trois jours avant le meurtre de la petite Rosalie, Audrey Gagnon avait été expulsée d'une maison qui offre de l'hébergement aux femmes qui ont été victimes de violence. TVA Nouvelles rapporte que c'est à la Maison Marie-Rollet, située à Québec, qu'Audrey Gagnon était hébergée.

Audrey Gagnon devait être de retour devant le tribunal, mercredi, mais sa comparution a plutôt été remise à vendredi, pour permettre aux policiers de poursuivre leur enquête. Aucune nouvelle accusation n'a été déposée. Pour l'instant, elle a été accusée de méfait et d'entrave au travail des policiers.

La journaliste Danny Côté s'est entretenue avec une femme qui se trouvait dans la même maison d'hébergement et qui avait parlé à Audrey Gagnon dans les quelques jours précédant l'horrible tragédie.

«Je ne comprends pas qu’on l’ait laissée partir. Oui, il y a des règlements à respecter. Je suis d’accord. Elle doit quitter, mais il faut que tu lui trouves (un appartement). Ils connaissaient très bien sa situation, qu’elle n’avait aucune ressource familiale ou des gens de confiance où aller. Je ne comprends pas comment ils ont pu la laisser partir», a-t-elle affirmé en entrevue à TVA Nouvelles.

Marche silencieuse à la mémoire de la petite Rosalie

Une marche silencieuse à la mémoire de la petite Rosalie a eu lieu, mardi soir à Québec, alors que plusieurs centaines  de personnes ont défilé dans les rues, près de l'endroit où le corps sans vie de la petite a été retrouvé, il y maintenant une semaine. 

Amélie Tremblay, une mère de trois enfants qui a été l'instigatrice de la marche silencieuse, était réconfortée de voir les gens en grand nombre au point de rassemblement, un peu avant 19h.

«Au départ, je croyais qu'il y aurait une dizaine de personnes, peut-être 20 personnes, a-t-elle affirmé lorsque questionnée par La Presse. Tout le monde est touché par cet événement tragique, alors si ça peut mettre un baume un peu sur ce qui s'est passé, ce serait merveilleux», a-t-elle confié en entrevue.

«Cet événement-là m'a terriblement touché. J'avais beaucoup de difficulté à dormir, je devais créer quelque chose qui pouvait rassembler des gens pour vivre notre deuil collectivement.»

Une enquête demandée à la CDPDJ

Samedi, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a demandé à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) d'ouvrir une enquête sur cette terrible histoire qui a ému tout le Québec.

« L'histoire de la petite Rosalie Gagnon nous a tous touchés et mon devoir comme ministre responsable de la Protection de la jeunesse est de m'assurer que les droits de l'enfant ont été respectés », a déclaré la ministre dans un communiqué. 

L'organisme sera chargé d'évaluer si les services adéquats du réseau de la santé et des services sociaux ont été offerts à la victime et sa famille, « et si toutes les mesures ont été prises pour soutenir le milieu avant le tragique événement ».

« Je souhaite de tout coeur que la lumière soit faite sur ce regrettable incident. Toute recommandation pertinente de la CDPDJ visant à améliorer la qualité et l'efficacité des services de santé et de services sociaux offerts aux familles dans le besoin, après examen de cette situation, sera suivie avec diligence », a ajouté Mme Charlebois. 

Voici le communiqué de presse émis par le Cabinet de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie.

À la suite du triste décès de la petite Rosalie Gagnon, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, madame Lucie Charlebois, s'est adressée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) afin que celle-ci fasse enquête. Rappelons qu'à titre d'organisme indépendant du gouvernement, la CDPDJ a notamment pour mission d'assurer la promotion et le respect des droits de la personne et de la jeunesse.

Devant la gravité de la situation, la ministre Charlebois demande à la CDPDJ d'évaluer si tous les services adéquats ont été offerts par le réseau de la santé et des services sociaux à l'enfant et à sa famille, le cas échéant, et si toutes les mesures ont été prises pour soutenir le milieu avant le tragique événement.

« L'histoire de la petite Rosalie Gagnon nous a tous touchés et mon devoir comme ministre responsable de la Protection de la jeunesse est de m'assurer que les droits de l'enfant ont été respectés. Je souhaite de tout cœur que la lumière soit faite sur ce regrettable incident. Toute recommandation pertinente de la CDPDJ visant à améliorer la qualité et l'efficacité des services de santé et de services sociaux offerts aux familles dans le besoin, après examen de cette situation, sera suivie avec diligence. »

Rappel des faits

Mercredi, le Service de police de la Ville de Québec a annoncé qu'elle avait trouvé le corps sans vie de la petite Rosalie. Voici ce que le SPVQ avait publié sur son site Web:

Le Service de police de la Ville de Québec souhaite aviser la population et les médias que le corps qui a été retrouvé sur l’avenue de Gaulle est celui de Rosalie Gagnon qui était disparue. Le décès de cette dernière a été constaté à l’hôpital.

Nous vous rappelons les faits, ce matin aux alentours de 7h15, une poussette vide a été retrouvée aux abords du parc Bon-Air sur la 60e rue. Des recherches se sont aussitôt enclenchées ainsi qu’une enquête afin de retrouver le propriétaire de cette poussette. 

Les informations recueillies par les policiers sur place ont permis de relier Mme Audrey Gagnon ainsi que sa fille Rosalie Gagnon à cette poussette.Un communiqué a alors été envoyé aux médias concernant la disparition de celles-ci, car nous n’étions pas en mesure de les localiser.

Vers 15h00 nous avons localisé Mme Audrey Gagnon sur la rue Gaspard. Cette dernière a été rencontrée par les enquêteurs. L’enquête s’est poursuivie puis des informations nous ont amenés à faire des recherches dans le secteur de l’avenue de Gaulle où le corps de Rosalie Gagnon a finalement été retrouvé près d’une résidence privée. Mme Audrey Gagnon est toujours interrogée par les enquêteurs à l’heure actuelle et l’enquête se poursuit.

Pour nous transmettre toute information en lien avec cette enquête, composez le 9-1-1 pour une intervention immédiate. Pour transmettre une information qui sera traitée de façon confidentielle, composez le 418-641-AGIR (2447) et pour les gens de l’extérieur de la ville de Québec, le 1-888-641-AGIR, sans frais partout à travers l’Amérique du Nord. Les informations reçues seront traitées de façon confidentielle. Le numéro de dossier en référence est le QUE180418-014.

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: SPVQ