Magalie Lépine-Blondeau va porter Nadine encore longtemps

Son discours au Gala Artis n'est pas passé inaperçu

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Magalie Lépine-Blondeau a vécu tout un choc, dimanche dernier à la Soirée Artis, en étant couronnée comme personnalité féminine de l'année, un prix voté par le public. En allant récupérer son prix, elle a témoigné sur scène de sa stupéfaction de remporter prix qui témoigne autant de l'amour du public, alors qu'elle n'a jamais été «populaire», au cours de sa vie.

«Il y a deux choses qui m'irritent quand je regarde un gala et que les gens vont au micro: c'est qu'ils ne soient pas préparés et qu'ils soient un peu chauds. Et là je suis les deux.» a-t-elle affirmé en allant chercher son trophée, sur la scène du Théâtre Denise-Pelletier. «On ne se connait vous et moi. Donc ce n'est sûrement pas pour ma personnalité que vous avez voté, mais pour celle de Nadine. Et je la porterai dans mon coeur encore longtemps. S'il y a encore des jeunes qui nous écoutent, j'ai envie de leur dire que je n'ai jamais été quelqu'un de populaire. Pas quand j'étais enfant. Pas quand j'étais ado. Pis pas tellement plus adulte, non plus. Ce soir, ça me touche énormément. Mais ce que je veux dire c'est qu'on n'a pas besoin de faire de compromis sur la personne qu'on est et qu'on veut être dans la vie. Qu'on n'a pas besoin de faire l'unanimité pour être aimé. » 

En entrevue avec le chroniqueur Marc Cassivi de La Presse, celle qui a marqué le Québec avec son personnage de Nadine Legrand dans District 31 est revenue sur cette reconnaissance du public.

Voici quelques extraits tirés de l'article paru dans La Presse +, samedi.

«Je n’ai jamais fait l’effet d’un aimant sur les gens. Je comprends que c’est lié à ma nature profonde.» [...] «J’ai plein de sentiments partagés. Il y a une partie de moi qui trouve ça franchement ironique, rigolo, étrange (de gagner un concours de popularité). Je suis submergée par une multitude d’émotions contradictoires, mais je mentirais si je te disais que je ne le reçois pas tout de même comme une tape dans le dos. Ça fait l’effet d’une surprise et je ne comprends pas trop ce à quoi ça correspond véritablement.»

«On ne peut pas dissocier ce prix-là du personnage de Nadine. De son omniprésence. J’ai accompagné l’intimité des gens à l’heure du souper, qui est une heure familiale, quatre jours par semaine pendant des mois. Il y aurait un manque d’humilité de ma part de ne pas comprendre que c’est lié au personnage. En même temps [elle hésite]… c’est tellement bizarre parce qu’on m’a souvent fait comprendre que l’image que je semblais projeter n’en est pas une à laquelle j’ai l’impression de correspondre. C’est-à-dire une fille hautaine, distante, snob. On me parle souvent de mon côté discret, secret. Et c’est sûr que c’est une forme de protection, tout ça. Je n’ai jamais eu l’impression de correspondre, en tant que personnalité, à ce que les Québécois aiment. Ça ne me dérange pas, parce que j’exerce mon métier et qu’on l’accueille. Au final, c’est ce que je souhaite.»

«Je savais que l’aspect quotidien du projet changerait un peu les choses. Je l’ai apprivoisé doucement, parce que le travail a voulu que je sois totalement en retrait de la vraie vie pendant pratiquement un an. Je n’offrais pas d’entrevues, je ne sortais pas. Je n’ai pas été vraiment en contact avec ce public, que l’on disait si vaste et fan de la série. Après, ça a été un choc quand j’ai réintégré le monde ! [rires] Et ça s’est rééquilibré depuis. Je suis agréablement étonnée de la délicatesse avec laquelle on m’approche la plupart du temps. Le respect que l’on a de cette bulle que j’ai besoin de préserver autour de moi.»

On vous encourage fortement à lire l'article en version intégrale ici.

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Source: La Presse · Crédit Photo: Soirée Artis