Le comédien Éric Bernier confie ne pas avoir travaillé durant 7 mois et pensé à aller travailler en CHSLD durant la pandémie

La pandémie n'a pas été de tout repos pour le secteur culturel.

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles

Alors que les théâtres, salles de spectacles et autres activités culturelles ont dû cesser durant la pandémie, de nombreux artistes ont sérieusement songé à se réorienter. Et c'est le cas d'Éric Bernier, qui a considéré l'option de laisser son rôle de comédien pour aller prêter main forte en CHSLD. 

« Je suis prêt à faire un autre métier si je n’ai pas de travail. Au printemps, j’ai songé à travailler dans les CHSLD, mais finalement, on m’a proposé un rôle... », a-t-il confié en entrevue au magazine 7 Jours. 

Celui qui jour dans Drôles de Véronic à TVA, a d'ailleurs déclaré qu'il était chanceux d'avoir acheté un chalet avant la hausse des prix liée à la pandémie. « Ça m’a sauvé la vie. Quand on est dans la nature, on voit les changements de saison. Je trouve que nous sommes sur Terre pour apprendre des choses, pour être déstabilisés, pour connaître des bouts difficiles aussi. Je ne crois pas au bonheur constant. Comme acteur, il faut accepter les périodes fertiles et celles qui le sont moins. Le métier ne se fait pas de la même manière dans la vingtaine que dans la quarantaine ou la cinquantaine. Nous avons tous nos raisons de faire ce métier, mais ça change quand on vieillit. On n’a peut-être plus autant besoin d’être dans le regard des autres. Parfois, j’aime l’anonymat, j’aime que les gens m’oublient un peu. À l’âge que j’ai, c’est la première fois que je travaille à TVA. C’est très familial. Je suis toujours fier de faire partie des shows que je respecte. Je n’ai pas de plan de carrière. Je vais là où j’ai envie d’aller », a-t-il ajouté. 

S'il n'a pas travaillé durant sept mois, il a ajouté que ce n'était pas la première fois où il se retrouvait sans travail. « J’ai eu un passage à vide après Tout sur moi et Sophie Paquin. Pendant huit ans, j’avais travaillé sur ces séries en jouant au théâtre le soir. Je dormais quatre heures par nuit. C’était exigeant, mais j’étais heureux. Ça m’avait tout de même fait du bien d’arrêter. De la même manière, le confinement m’a fait du bien. Ça remet notre métier en perspective. Depuis 30 ans, je suis habitué à jouer, à être critiqué — certains aiment, d’autres non. Quand ça s’arrête, c’est très étrange. Comme être humain, je me questionne: qui suis-je, à part un acteur? Encore une fois, je suis un optimiste. Même si c’est l’horreur, je regarde les événements comme un sociologue et me demande ce qui ressortira de positif de tout cela. Personnellement, je compte conserver certaines choses du confinement, notamment de ne pas tout faire à tout prix. Je me suis même dit que je pourrais exercer un autre métier... », ajoute-t-il. 

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Source: 7 Jours · Crédit Photo: Facebook