Klô Pelgag écorche Mario Pelchat suite à sa sortie contre l'ADISQ

Ça brasse!

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Mario Pelchat a fait les manchettes à travers la province, mardi, après avoir critiqué sans retenue l'Académie et Hubert Lenoir pour ce qui s'est passé dimanche lors du 40e Gala de l'ADISQ. En entrevue sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, il a affirmé que selon lui, Guylaine Tanguay aurait dû l'emporter le Félix de l'interprète féminine de l'année.

Des propos qui, comme on pouvait s'y attendre, n'ont pas particulièrement plu à celle qui a réellement été nommée interprète féminine de l'année: Klô Pelgag. Sur son compte Twitter, l'excentrique chanteuse a lancé une petite flèche à Mario Pelchat. «Mario le bébé lala de 54 ans», a-t-elle écrit. Selon elle, c'est vrai que Guylaine Tanguay méritait de gagner...tout comme Isabelle Boulay, Andréanne A. Malette et Debbie Lynch White. Dans un long message publié sur sa page Facebook, elle affirme: 

«La jalousie, c'est déjà gênant dans l'intimité. Imaginez à quel point elle est gênante quand elle est exhibée dans un journal. Bref, Guylaine Tanguay, Debbie Lynch-White, Andreanne A. Malette, Isabelle Boulay, vous êtes merveilleuses. Vous méritiez toutes un trophée, comme chaque personne nommée ou oubliée. Nous sommes des femmes dans un milieu d'hommes. Peu importe nos différences, nos rêves et nos aspirations, soyons solidaires les unes avec les autres et ne donnons pas raison à cette légende qui voudrait que l'on incarne cette compétition qui nous dessert tellement.

Voici le message intégral qu'elle a publié sur sa page Facebook, mardi:

«Je répète souvent que la musique ce n'est pas un concours. Il faut même parfois se le rappeler à soi-même. La musique c'est de la musique, il y en a pour tout le monde et plus on est curieux, plus on est susceptible d'en trouver qui colle à notre âme et à notre coeur. Moi je donnerais un prix à toutes les personnes qui persévèrent, qui se respectent, dont le but premier n'est pas de monnayer ni d'imiter, mais de surpasser les limites de l'imaginable en création. Je donnerais une médaille à tous les musiciens-accompagnateurs qui vivent la réalité du 'terrain' avec nous. À tous les acteurs du milieu qui persévèrent sans qu'au bout du compte, il n'y ait nécessairement le bénéfice de la reconnaissance. ÇA c'est remarquable. (Et par ailleurs je donnerais un château en Espagne à tous les enseignants/enseignantes du Québec qui travaillent dans des conditions parfois précaires et qui font tout ça sans avoir recours aux ressources nécessaires. Vous êtes les vrais héros.) La jalousie, c'est déjà gênant dans l'intimité. Imaginez à quel point elle est gênante quand elle est exhibée dans un journal. Bref, Guylaine TanguayDebbie Lynch-WhiteAndreanne A. MaletteIsabelle Boulay | Officiel vous êtes merveilleuses. Vous méritiez toutes un trophée, comme chaque personne nommée ou oubliée. Nous sommes des femmes dans un milieu d'hommes. Peu importe nos différences, nos rêves et nos aspirations, soyons solidaires les unes avec les autres et ne donnons pas raison à cette légende qui voudrait que l'on incarne cette compétition qui nous dessert tellement. On n'est pas obligé de se comprendre parfaitement pour s'aimer. Pis moi j'aime encore plus les choses que je n'avais pas comprises dès le début.

Voici en accompagnement une photo de notre party de bureau surnommé affectueusement ' ADISQ ainsi qu'une photo d'automne avec mes musiciens d'amour. 200 shows/CANADA-FRANCE-BELGIQUE-SUISSE-MAROC-JAPON. Je crois qu'on peut être fières de nous.  Lana Tomlin, Geneviève Clermont (qui a aussi accompagné Mario Pelchat btw, Bonne fête Rami Renno, Guillaume Côté, Arnaud B. FerrisFany FresardMariane BertrandFrancois ZaidanÉtienne DupréPete Pételle Charles Duquette, Mariane Houle et TOUS LES AUTRES.

Merci Jean-François Guindon d'être là depuis toujours avec ton ordi ben trop gros pis ton kit de golf dans ton bureau.

MERCI À L'ACADÉMIE ET AU PUBLIC TOUT FEU TOUT FLAMME

(photo d'automne: LePetitRusse) (photo 1: QUI ES-TU?)»

Si vous ne l'avez pas encore lu, voici ce que Mario Pelchat a affirmé en entrevue, lundi:

« C’est elle (Guylaine Tanguay) qui le méritait et je la comprends d’être déçue. Mais je ne pense que pas que c’est le country qui nécessairement puisse déranger l’Académie. Je pense plutôt que c’est ce qui est populaire qui dérange l’Académie. Et je l’ai toujours dit, c’est juste au Québec qu’on voit ça. En France, quand on va dans un gala, les récipiendaires, ceux qui gagnent des trophées sont ceux qu’on connait, sont ceux qui ont joué abondamment à la radio, qui ont vendu des disques, ce sont les artistes qui ont eu du succès pendant l’année et que tout le monde connait. Même chose aux États-Unis quand on regarde les Grammys, les artistes qui gagnent des prix sont les artistes qui ont tourné, dont les chansons ont été de gros succès, qui ont tourné abondamment à la radio, qui ont vendu énormément de disques.

Ici? Les artistes qui vendent des disques, qui marchent, qui ont beaucoup de succès, c’est pas eux qui montent. C’est ceux qu’on ne connait pas, c’est ceux que personne connait, c’est ceux qui sont les plus marginaux, les plus excentriques, c’est ceux qui font parler d’eux par toutes sortes d’accoutrements. C’est ça qui marche ici, mais ça ne représente pas la musique. Oui, je suis d’accord que ça prend une diversité, qu’Hubert Lenoir a du talent. Que son excentricité dérange mais qu’à quelque part ça a sa place. Mais ça n’a pas sa place quand tu entres ton Félix à l’intérieur de ta gorge pour essayer de te faire vomir, quand tu sais que le Félix en question c’est Félix Leclerc, un homme de classe, un homme respectueux qui aurait eu au moins la décence et qui aurait su remercier le public. Quand tu n’es même plus capable de t’adresser aux gens et que tu leur manques de respect, ça ça n’a pas sa place.

Alors Guylaine Tanguay méritait de gagner, c’est à elle que ça revenait ce Félix-là. Pas à quelqu’un qui n’a pas tourné du tout de l’année, dont on n’a pas entendu parler, dont les salles étaient vides. Guylaine Tanguay ses salles sont pleines et ses disques se vendent.

Il y a juste au Québec qu’on voit ça. Pourquoi? Parce que c’est dans les boîtes qui sont abondamment subventionnées c’est eux qui sont sur le comité de l’ADISQ et ils se donnent des trophées entre eux autres pour continuer d’avoir des grosses subventions et pour faire tourner leurs boîtes. C’est pas les petits labels, les artistes qui marchent et qui ont des manières de travailler différentes sans grosses subventions. Bien sûr qu’on en a aussi des subventions, nous, mais on n’est pas subventionnés à la hauteur d’un Spectra ou Audiogram. Moi j’avais trois albums dans les meilleurs vendeurs de l’année et je ne suis même pas le producteur de l’année. C’est Audiogram pour une 40e année d’affilée. C’est un non-sens. Il y avait les 2 frères, Noël ensemble et Agnus Dei. À nous trois on a vendu 150 000 disques, si je ne méritais pas d’être le producteur de l’année cette année, je ne sais pas qui méritait ça. Ce n’est pas Audiogram qui n’a pas vendu d’albums.

Moi aujourd’hui, je suis tanné de ça. Et je ne suis pas le seul. Mais il faut faire en sorte que les lois changent. Je choisis de faire de la musique pour le vrai monde. C’est pas pour aller chercher des Félix. Tu peux avoir ta maison pleine de Félix mais avoir personne dans tes salles. »

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Source: Facebook · Crédit Photo: Facebook