Il était minuit moins une pour Jean-Marie Lapointe, mais Face à la rue l'a sauvé

Un homme extraordinaire

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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On a eu droit à plusieurs moments de télévision particulièrement touchants, dimanche soir, lors de l'excellente émission La Vraie nature, animée par Jean-Philippe Dion. C'était au tour de France D'Amour, Guillame Lemay-Thivierge et Jean-Marie Lapointe de se confier lors d'une fin de semaine au chalet en toute intimité. Et comme toujours, ça a donné lieu à des moments de grande ouverture, de confidence et d'émotion.

Notamment, Jean-Marie Lapointe s'est ouvert sur une période très sombre de sa vie où il est passé à deux doigts de faire faillite et de se retrouver lui-même à la rue. Selon ses propres mots, il était vraiment minuit moins une.

«Le téléphone ne sonnait pas. Tu passes des auditions, tu n’as pas le rôle. Et là, ça te rentre tranquillement dans la tête : ''est-ce que je suis rendu un has-been''? J’étais accoté dans les dettes. Non seulement ma marge de crédit était pleine, mais j’avais des amis qui me prêtaient de l’argent. L’ironie, c’est que «Face à la rue» m’a sauvé, peut-être, de me ramasser dans la rue», a lancé Jean-Marie Lapointe.

On vous suggère fortement d'écouter l'épisode de La Vraie nature en intégralité, sur le site de TVA.

Il y a quelques mois, Jean-Marie Lapointe s'était ouvert avec beaucoup d'émotion lors d'une entrevue avec Pénélope McQuade. Voici ce qu'il avait dit:

«Hier je pensais à l'émission qu'on allait faire aujourd'hui et je voyais une belle occasion de te dire merci. Parce que t'as été là. T'as été là pour moi et tu m'as prêté des milliers de dollars. Et je t'avais déjà demandé si j'ai l'occasion de parler publiquement de notre amitié et en quoi t'as été présente pour moi, tu me donnes-tu la permission de le dire? Tu m'avais dit oui, et c'est à ton micro que j'ai envie de te le dire. Et j'ai envie que les gens l'entendent: Pénélope, t'as été présente pour moi. Et pour bien des gens autour de toi.»

Pénélope McQuade l'a alors questionné sur son mode de vie très modeste.

«Il faut l'essayer. Il faut essayer le luxe, il faut essayer la quête du bonheur par l'extérieur, par les biens matériels. Il faut expérimenter des choses et à un moment donné ça ne répond plus à tes intentions. Oui, je vis une vie en sobriété. Mais je ne me prive pas. Hier j'étais au Chaînon, j'ai servi de la bouffe au Chaînon. Tu l'as fait pendant une quinzaine d'années, tu le sais c'est quoi. C'est l'antidote à la déprime et à l'apitoiement sur soi que d'aller passer du temps auprès des plus démunis. Je suis riche de ça. Je ne fais pas ça pour me déculpabiliser, je ne le fais pas pour me donner bonne conscience. Je le fais parce que j'ai un élan à l'intérieur de moi qui cherche. Comme un pissenlit qui essaie de pousser entre les deux craques du trottoir. Il y a une force qui est vive. Pour moi, ça c'est ma plus grande richesse. On est riche de ce que l'on donne. Et c'est pour ça que je m'implique: ça me fait du bien et je le sais que ça fait du bien. Donc j'ai tu besoin d'avoir un char à 100 000 piasses pour être heureux? Pantoute!»

L'animatrice lui a alors demandé s'il savait ce qu'il serait devenu s'il n'avait pas pris ce virage vers le don de soi et l'entraide et s'il était plutôt resté dans un mode de réussite professionnelle, de consommation et glorification par l'argent.

«S'il avait fallu que j'hérite de millions de dollars quand ma mère est décédée et que j'avais 25 ans, j'aurais viré fou. J'étais pas fait pour hériter d'un montant comme ça et fort heureusement on n'a pas eu ça. J'ai eu assez d'argent pour me payer un cours à Pro Media, ça a coûté une couple de mille et c'est avec l'argent de l'héritage de ma mère que j'ai pu aller faire mon cours. Honnêtement je pense que j'ai été privilégié de ne pas avoir tant d'argent alors que j'étais fragilisé et tout le cheminement des 20 dernières années avec tout le bénévolat que j'ai fait et que je continue de faire, aujourd'hui ça donne un sens à ma vie et c'est ce qui me permet de rentrer en contact avec la souffrance de l'autre.»

C'est alors que Pénélope McQuade a révélé que selon elle la phrase la plus belle que son ami a dite c'est que lorsqu'il rencontre une personne qui a le cancer, qui est dans la rue ou qui est en fin de vie, c'est la rencontre entre deux personnes qui souffrent.

«Pour rencontrer l'autre dans sa vulnérabilité, ça prend une condition, il faut être vulnérable soi-même et l'offrir en cadeau.»

Un moment de radio de grande émotion que l'on vous suggère fortement d'écouter en intégralité ici.

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Source: La Vraie nature
Crédit Photo: Capture d'écran La Vraie nature