Guy A. Lepage et Dany Turcotte sévèrement critiqués concernant l'entrevue d'Hubert Lenoir

Leur attitude a été vertement critiquée

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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C'est l'un des moments de télévision qui a le plus marqué l'imaginaire depuis le début de la nouvelle saison d'automne, dans le petit monde du show business québécois. Le populaire chanteur Hubert Lenoir qui affirme sur le plateau de Tout le monde en parle qu'il avait le goût de «se crisser en feu ces temps-ci.»

Bien sûr, ce n'est pas le genre de commentaire qu'on a l'habitude d'entendre sur le plateau d'une émission aussi regardée que TLMEP. Et personne n'est vraiment préparé à recevoir ce genre de cri du coeur. Mais malgré tout, il y a plusieurs personnes qui ont critiqué la façon dont l'animateur Guy A. Lepage et son fou du roi Dany Turcotte ont réagi lors de ce moment un peu surréel.

Notamment, dans un texte d'opinion publié sur le site du Devoir, la doctorante en philosophie Marie-France Lanoue lance une intéressante analyse. Voici un extrait de son texte, qu'on vous encourage fortement à lire en intégralité ici:

«Lors de la dernière émission de Tout le monde en parle (TLMEP), dimanche 14 octobre, Hubert Lenoir s’est laissé aller à une confession sans se douter du malaise qu’il susciterait instantanément : « Ouain, j’ai un peu le goût de me crisser en feu ces temps-ci. » À ses hôtes visiblement ébranlés qui lui ont demandé « pourquoi ? », c’est un jeune homme vulnérable qui a rétorqué : « C’est un sentiment… je ne sais pas. »

La suite de l’échange aurait pu être humainement magnifique mais, au lieu de cela, on a pu observer à quel point le suicide, et ce sentiment, est tabou au Québec. Il s’agit de choses dont on ne parle pas ou dont on parle très mal (la plupart du temps). Sur le plateau de TLMEP, Guy A. Lepage a sans doute voulu jouer la carte de la-lumière-au-bout-du-tunnel en faisant remarquer : « Tu sais que Michel [Courtemanche] a vécu ça et qu’il ne l’a pas fait… » Sauf que la carte n’a pas eu l’effet escompté. Évidemment. Allô la culpabilité ! Hubert Lenoir a semblé regretter d’avoir lâché cette bombe et a alors tenté de minimiser le tout en plaidant le classique : « Ah non, mais je disais ça de même. » Ce à quoi il s’est immédiatement fait répondre par Dany Turcotte : « On ne dit pas des affaires de même ! » Vraiment, ça allait de pire en pire dans mon écran ce soir-là. Pourtant, le jeune homme de 24 ans a essayé de le défendre jusqu’au bout, son sentiment, cherchant quelques traces, chez ses interlocuteurs, d’un ressenti similaire au sien : « Quoi, t’as pas le goût, toi, des fois de… ? T’sais, genre, on finit ça là ? »

« Non. »

[...]

«Ce soir-là, j’aurais aimé pouvoir dire à Hubert : « Dude, t’as le droit en esti de te sentir de même quand ça va pas. C’est dégueulasse, mais ça va passer. » J’aurais peut-être même fait une joke poche. Parce qu’il faudrait arriver à en rire, des fois, de ça, pour foutre un coup de pied dans le tabou que ça représente, le fait d’avoir envie de se crisser en feu.»

Il est clair que le passage du jeune chanteur a réellement créé un malaise profond chez de nombreuses personnes. Sur Twitter, une publication de Dany Turcotte a fait beaucoup réagir.

«Pour Hubert Lenoir, j’hésite entre l’écorché vif ou le gars maladivement en manque d’attention...», a-t-il écrit.

Voici certains des commentaires qui ont été publiés en réponse à son Tweet:

«Et vous semblez avoir le besoin maladif de faire un bully de vous-même avec ce tweet, M. Turcotte. C’est malheureux. Vous pouvez faire mieux.»

«Si tu vas à la télé et dit que “tu as envie de te crisser en feu ces jours-ci” cela se peut que cela mette les gens mal à l’aise, qu’ils réagissent comme on réagit à ce qui sort de la norme. Ce n’est pas le forum pour dire ces choses...surtout en tant que personne connue.»

«On est une grande société d’hypocrites si ce genre d’appel à l’aide nous rend mal à l’aise, alors qu’on claironne sur tous les toits que les gens dépressifs et suicidaires doivent demander de l’aide. Soyons cohérents.»

«Si vous exigez des personnes qui ont des problèmes de santé mentale de faire une demande appropriée, selon les processus qui VOUS semblent acceptables et gérables, c’est que vous n’avez rien compris à la maladie mentale.»

«C’est difficile de demander de l’aide. C’est difficile à formuler. Souvent, ça sort comme ça sort, et quand ça peut. Vous n’êtes pas prête à accueillir ça ? Vous ne voulez pas vraiment aider ces gens. Juste quand ça vous rend confortable ou quand ça vous convient.»

Si vous avez manqué l'entrevue en question, on vous suggère fortement de la regarder ici:

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Source: Le Devoir · Crédit Photo: Capture d'écran YouTube